Ça y est 76 heures et des poussières de jeu pour venir à bout de Yakuza 4 en ayant presque tout saigner (ben oui sauf le shoten, majhong et pachinko faut pas déconner quand même !).

Yakuza 4 c’est une immersion totale dans Kamurocho reconstitution du quartier « Cho » de Tokyo à Shinjuku : Kabuki Cho. Quartier bien connu surtout pour ses love hotels et bar à hôtesses dont certains sont tenus par des Yakuza, en gros pour faire un raccourci facile c’est un peu le Pigalle Tokyoïte. Avant d’être utilisé pour Yakuza, Kabuki Cho est également bien connu pour avoir été au cœur du manga City Hunter puis par la suite Angel Heart.

Au premier abord on est tenté de dire de Yakuza 4 n’est autre qu’un Yakuza 3.5 car outre les graphismes améliorés le gameplay, pas mal de mini jeux ou de challenges n’ont pas changé. Déjà Sega cette fois n’a pas cutter le jeu donc pour nous européen ça change pas mal de choses puisque les hôtesses transformées en vulgaire « date » dans le 3e épisode sont de retour et ça change tout. Ensuite parce qu’on ne joue plus un seul mais bien 4 personnages qui possède chacun leur propre style de combat.

On a donc Akiyama adepte du Taekwondo, Saejima plus bourrin qui mélange la lutte, le catch et la force pure, Tanimura beaucoup plus faible physiquement pratiquement le aikido et le MMA et enfin notre bon vieux Kiryu le Streetfighter. Chaque personnage a une histoire passionnante qui forme un tout et se rassemble pour coller à des évènements s’étant dérouler dans des précédents volets de la série.

Je n’en dis pas plus mais l’histoire est riche en rebondissement et beaucoup plus élaboré que celle de Yakuza 3. D’ailleurs le final n’est pas sans rappeler celui de A Better Tomorrow 2 de John Woo. Bien entendu les personnages historiques comme Majima ou Date ne manquent pas à l’appel tout comme pas mal de personnages secondaires des 3 précédents volets qu’on a toujours plaisir à revoir.

Au menu du jeu encore une fois sorti de la quête principale il n’y a pas moins de 63 quêtes annexes dont certaines sont vraiment épiques et d’autres impressionnantes (la roulette russe juste wouah !), pas mal de challenges plus dispensables mais toujours sympa à faire comme la recherche des 100 clés (un détecteur permet de les trouver beaucoup facilement) ou encore les restaurants … une tonne de mini-jeux : billard, bowling, pingpong, fléchettes, pachinko, majong, casino, golf, pêche, salle d’arcade, karaoké mais également la possibilité outre de sortir et possiblement se taper les hôtesses de carrément gérer son bar d’hôtesses.

Le début il faut l’avouer est assez laborieux lorsqu’il s’agit de pimper sa première hôtesse, mais quand on a pris le coup de main ça devient bien prenant. Il est également possible de participer aux différents tournois de l’arène du purgatoire mais aussi d’entrainer ses propres combattants afin qu’ils participent au tournoi et à terme se battent avec nous pour des combats par équipe. Ah oui et j’oubliais le plus important, en plus du onsen pour se relaxer, il y a aussi la possibilité de se faire masser et attention pas par n’importe qui ! Se faire masser par Yaguchi Mari ! Ex Morning Musume – Mini Moni et actuelle Dream Morning Musume !

Dans les points noirs, certains passages avec Saejima sont assez lourd, étant poursuivi par la police ça nous oblige à faire pas mal de détours, beaucoup trop à mon goût, ce qui devient vite assez énervant, surtout si comme moi on avait gardé la majorité des quêtes annexes pour le dernier chapitre. Ainsi que la gestion de la création d’hôtesses qui gagnerait à être amélioré sur certains points.

Bref Yakuza 4 est le digne héritier de Shenmue, des gros moments de bravoures, du fun à gogo, que du bonheur !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici