Médaillée de bronze en patinage de vitesse aux Jeux d’Albertville en 1992, ministre, élue du LDP le parti conservateur au pouvoir, Seiko Hashimoto est nommée à la tête du comité d’organisation des J.O. de Tokyo 2020 suite à la démission de Yoshiro Mori.

On rappelle le contexte : le 3 février lors d’une réunion du Comité olympique japonais (JOC), Yoshiro Mori le président du comité Olympique et ancien Premier ministre avait dit :

« Quand il y a beaucoup de femmes dans les comités, les réunions n’en finissent pas. Elles ont un esprit de compétition. Si l’une lève la main pour parler, les autres se disent moi aussi je veux parler. »

Face à ces propos sexistes, l’opinion publique et l’opposition politique se sont indignés. Dans un premier temps Mori avait exclu de démissionner et le Comité International Olympique (CIO), tout en condamnant ses paroles, avait jugé l’incident clos. Mais la polémique a dégénéré au Japon provoquant le départ de plus de 500 bénévoles pour les JO et jeux paralympiques ainsi que de coureurs du relais de la torche, dont des vedettes influentes (acteurs…). De plus le centre d’appels du comité d’organisation a reçu plus de 4000 appels et e-mails de protestations.

Yoshiro Mori n’a plus d’autre choix que de démissionner mais il tente un dernier coup de poker en choisissant lui même son successeur : Saburo Kawabuchi (84 ans) ancien président de la Fédération du Japon de football. Ce dernier déclare qu’il allait demander à Mori (qui vient de démissionner) de devenir son « conseiller »… Un arrangement en bon et due forme.

Le gouvernement voyant la shitstorm à l’horizon refuse de laisser Mori désigner Kawabuchi en tant que successeur et désigne un comité de sélection formé de 50% de femmes pour choisir un nouveau président. Saburo Kawabuchi pour sauver la face, a déclaré qu’il refusait le poste (alors même qu’il ne lui avait pas été proposé officiellement).

Ce comité a donc nommé Seiko Hashimoto en tant que présidente du comité Olympique. Elle n’est pas étrangère à la controverse puisqu’en 2014, elle a fait face à un scandale de harcèlement sexuel après la diffusion de photos d’elle enlaçant et embrassant un jeune patineur artistique. La victime a néanmoins démenti à l’époque.

Aujourd’hui 18 février, Takeshita un membre du LDP (le parti au pouvoir) a déclaré : « Elle a une personnalité d’homme. Étreindre est normal pour elle. Je suis navré que ça soit considéré comme du harcèlement sexuel. Elle ne l’a pas fait avec l’intention de le harceler sexuellement. »

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