Titre original : 大盗賊 Daitozoku (le grand bandit), réalisé par Senkichi Taniguchi en 1963.

Sukezaemon (Toshiro Mifune) est un bandit qui décide de devenir pirate, mais son bateau coule suite à une terrible tempête. C’est alors qu’à la dérive sur un petit morceau de bois accompagné de son coffre à bijoux, seul chose qu’il a pu sauver du naufrage, il se fait attaquer par le Pirate Noir et est laissé pour mort.

En vérité, il dérive inconscient jusqu’à atterrir sur une terre inconnue sauvée par un vieil ermite. Alors qu’il se promène en ville, il aperçoit sur la princesse locale, un des bijoux de son coffre dérobé par le Pirate Noir et décide d’enquêter pour en savoir plus.

Samurai Pirate, rien que le titre annonce tout un programme, on s’imagine alors le grand Toshiro Mifune partir à l’aventure avec son bateau affrontant des pirates en mer, la vérité est tout autre. Le concept de base pourtant est assez intéressant à savoir mélanger les influences asiatiques, orientales et occidentales.

Ainsi on retrouve un château fort, une ville et des personnages aux accents orientales et au milieu de tout ça on balance Mifune. Comme souvent dans ce genre de production de l’époque les effets spéciaux sont assez cheap, sauf que les pendants Américains avaient au moins le charme des effets spéciaux de Harry Hausen, ce qui est loin d’être le cas dans Samurai Pirate. Ce n’est pas les décors en cartons pâtes qui vont aider à relever le niveau.

L’histoire est assez simple et classique : un héros au grand cœur, une princesse en péril et un méchant chancelier qui a pris la place du Roi (tiens tiens mais ce ne serait pas l’histoire de Robin des bois ça ?). Pourtant même avec une storyline aussi basique, ce n’est pas l’action qui prédomine et il y a quand même beaucoup de blabla autour de pas grand-chose, ce qui fait avancer l’intrigue assez lentement. Il faudra attendre le final et l’attaque du château pour que le film s’anime un minimum et enfin voir un peu d’action.

Entre temps on aura eu le temps de voir un moine pervers, ancêtre de Tortue Génial, capable de se transformer en mouche ou bien carrément transformer ses poils de nez en mouche ainsi qu’une sorcière pouvant métamorphoser ceux qui la regarde dans les yeux en statue de pierre et qui au passage s’amuse aussi à faire des bonds de 6 mètres de haut pendant 3 minutes. Je passerais sur le borgne as du tir à l’arc, le colosse garde du corps de la princesse ou encore le nain assistant du chancelier. Il y a un passage également assez ridicule dans lequel un Mifune totalement incrédule se retrouve suspendu à un cerf-volant géant en carton.

Samurai Pirate possède donc un postulat de départ plutôt intéressant, tout comme ses intentions, mais la réalisation et la mise en œuvre ne suivent pas. Heureusement qu’il y a Mifune pour faire passer le tout, tellement charismatique qu’il fait tomber toutes les filles du film.

On aurait aimé aussi que le film de Senkichi Taniguchi choisisse sa voie de façon plus marqué soit vers la comédie pure soit vers un ton plus sérieux, car les nombreux moments et personnages complètement bis n’aident vraiment pas à crédibiliser les parties plus sérieuses du métrage.

Tentative ratée donc pour cet essai d’adaptation des épopées orientales à la mode Japonaise.

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